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Archive for August, 2011

عيد مبارك و سعيد

August 30, 2011 3 comments

عيد مبارك و سعيد

In these troubled times, we need to pose for a moment to wish each other Eid Moubarek wa Sa’id and turn to God almighty and ask him for his forgiveness, for his wisdom, and to arm us with patience in our acts, temerity in our hearts, and for love and compassion for each others. Amine Rabi A’lamayne.

Le mensonge du gouvernement Algérien: Pourquoi l’Algérie veut aggraver la situation avec la Libye?

August 29, 2011 6 comments

Al Qaîda au Maghreb Islamique (AQMI) a revendiqué le double attentat suicide perpétré vendredi, il y a de cela 3 jours.  Cette revendication a été faite via un  communiqué (qui n’a pas encore été authentifiée par une source indépendante) parvenu dimanche soir à l’AFP dans lequel les responsables d’AQMI  revendiquent les deux opérations suicidaires et citent comme cause principale le soutien de l’Algérie à Kadhafi et à son régime durant  les 6 derniers mois.

Ce communiqué est une fabrication, un mensonge, et une calomnie avec un but et un objectif très sinistre et très grave pour l’avenir de l’Algérie et pour l’avenir de ses relations fraternelles avec ses voisins.

Tout ceux qui sont familier avec le modus operandi de Al-Qaeda ou de ses branches comme Al-Qaeda en Iraq ou Al-Qaeda en Yémen etc. savent très bien que Al-Qaeda n’utilise jamais les agences presse comme l’AFP ou l’AP.  Premièrement, les responsables de Al-Qaeda ne font pas confiance dans les agences presse, et ont une phobie totale que leur message soit détourné, déformé, et surtout censuré. Cela est extrêmement bien démontré par l’importance que Ussam Ben Laden (de son vivant) ou Aymen Zawahiri  ou Saif Al-Adel ou Atiya Abu Rahman ou Anwar Al-Awlaki  accorde à la façon et au mode et à la forme de communication parce que comme organisation Al-Qaeda a compris qu’une communication effective et efficace est une arme de guerre redoutable et  aussi meurtrière qu’une veste pleinne d’explosifs.  Qu’est ce Al Qaeda utilise donc comme moyen de communication?  Al Qaeda utilise des enregistrements vidéo (des fois audio) et les postes sur un de ses websites. L’autre moyen est d’envoyer l’enregistrement vidéo/audio directement à une chaine de télévision comme Al-Jazeera ou Al-Arabiya ou des fois CNN. Jamais Al-Qaeda (y compris les branches au Maghreb, Yémen, Iraq etc.) n’a utilisé une agence presse pour communiquer et cela parce que cette organisation terroriste veut controler son message et sa narrative–ce qu’elle fit avec brio jusqu’à maintenant. Donc cela est ou bien un mensonge de la part du gouvernement Algérien ou une déviation vraiment improbable et inimaginable dans le mode de conduite et de communication de Al-Qaeda.

Deuxièmement, Al-Qaeda est l’un des rares groupes ou organisations terroristes qui a complètement mis au point une branche de communication moderne comme étant une part entière de leurs opérations terroristes. Les responsables de Al Qaeda savent très bien que communiquer avec leur base, leurs fideles et leurs recrues probables sont des moyens efficace pour la levée des fonds, le recrutement, la livraison de messages codés, et aussi pour évaluer son ennemi et sa réaction post attentat. Par consequent, il est vital pour cet organisation de contrôler son mode de communication ce qui est contraire a ce qu’elle a fait dernièrement en revendiquant l’attentat de Cherchell via l’AFP.

Mais ce qui encore plus curieux est le contenu du communiqué qui stipule qu’Al Qaeda a attaqué la base militaire de Cherchell parce que l’Algérie a soutenu le régime de Kadhafi contre les rebelles. Donc ce faux communiqué concocté par les services de renseignement Algérien a pour but d’aggraver une situation déjà précaire et de compliquer les relations diplomatiques entre l’Algérie et la Libye post Kadhafi.  Non seulement cela va surement être utilisé par l’Algérie pour intensifier le diffèrent entre les deux pays, pour délayer toute reconnaissance officiel du CNT, pour probablement fermer la frontière entre les deux pays, et pour préparer une éventuel guerre de mots et de petites phrases entre les deux pays (espérons que ca reste à ce niveau).  La question est pourquoi notre gouvernement veut intensifier ce diffèrent ? Et la raison est très simple ; la raison n’a rien avoir avec la politique étrangère de l’Algérie ou avec Kadhafi ou avec l’ingérence de l’OTAN en Libye. La raison est tout simplement pour détourner le centre d’attention du peuple Algérien des reformes politiques, de la narrative contagieuse du Printemps Arabe, et des revendications démocratiques, et de le focaliser sur une probable guerre entre la Libye et l’Algérie. Voilà ce que le gouvernement Algérien veut vraiment. En USA, on appelle cela “to wag the dog” et qui signifie de volontairement détourner l’attention de ce qui serait autrement d’une grande importance, à autre chose de moindre importance.  Cela se fait principalement dans les campagnes électorales. Dans notre cas, la grande importance est la faillite de ce gouvernement et les revendications pour des reformes serieuse; la chose de moindre important est la guéguerre Libyen pour occuper l’esprit du citoyen algérien.

Ce gouvernement a été en mode de panique générale depuis la chute de la ville de Brega entre les mains du CNT. La chute de cette ville importante signifia au gouvernement Algérien que Kadhafi était fini. Et donc, depuis ce jour la, notre gouvernement a été désespérément a la recherche  d’un moyen efficace pour carrément détourner le citoyen Algérien des ses demandes de reformes.

Que notre gouvernement se débat comme un diable envenimé par l’eau bénite  pour sauver les meubles d’une dictature condamné a chuter est une chose—a la limite  même compréhensible—mais que ce sauvetage se fait par un probable déclenchement d’une guerre diplomatique ou autre, une guerre totalement  inutile, est une erreur monumentale. Ce que notre gouvernement a montré ces jours-ci c’est qu’il est capable de tout pour rester au pouvoir, même provoqué une guerre.

Kadhafi Tare Tare…Ija Dourek Ya Bachar!

The video is a  message from the proud and indomitable Syrian people to their brothers and sisters in Libya. A message full of love and hope. A message that we all hope soon will be returned in kind to the proud people of Syrian. Well, you are closer to achieving your goal than you can imagine. Don’t give up. Don’t give in. Stand tall until the tyrant fall.

Warning: Sensible souls must abstain from watching.

This is why we fight. We fight so something like this never happens again; never happens anywhere, not in Syrian or Algeria or Libya, or anywhere else.

WARNING: This one is particularly hard to watch, but we have the duty to expose these thuggish regimes for what they truly are

L’horrible Vérité du Terrorisme en Algérie: Le terrorisme qui fait les affaires de l’Etat (En Francais)

August 28, 2011 5 comments

Nous venons d’apprendre que deux kamikazes se sont fait explosé à l’intérieur de l’Académie militaire de Cherchell causant la mort d’au moins 20 jeunes cadets (selon un rapport préliminaire publié par le ministère de la défense aujourd’hui). C’est probablement l’attaque terroriste la plus ambitieuse dirigée contre l’un des établissements les plus sûrs de l’état. La question que chacun doit se poser est pourquoi maintenant. Nous pensions tous que le terrorisme, les groupes et les réseaux terroristes en Algérie ont été complètement décimés ou gravement neutralisés. Pour corroborer ce fait –si bien annoncé par les dispositifs de sécurité algériens– les activités terroristes telles que le financement, le recrutement, la formation, les attaques ont diminué au cours des 10 dernières années, atteignant et maintenant un niveau proche de zéro pendant au moins 5 années consécutives.

Alors, pourquoi avons-nous une soudaine résurgence du terrorisme en Algérie après qu’il a été décimé?

Pourquoi nous avons maintenant une multitude d’activités islamiques terroristes dans la région kabyle, et des attentats suicide très coordonnés et sophistiqués ciblant plusieurs institutions sécuritaires vitales de l’État dans notre pays alors que  le terrorisme islamiste dans le monde entier est vaincu sur tous les fronts?

Je crains que la réponse soit très sinistre et très laide. Le terrorisme et les réseaux terroristes en Algérie sont contrôlés par l’État algérien. Le gouvernement algérien utilise le terrorisme islamique et la menace de l’islamisme pour repousser tout soulèvement démocratique possible en Algérie, et pour discréditer tous les mouvements protestataires crédibles et organisés. En utilisant la carte du terrorisme, le gouvernement algérien pourrait légitimement prétendre qu’il est en train de poursuivre la lutte contre le terrorisme islamique, et non pas contre les mouvements pro-démocratie. Cette posture stratégique jouerait le rôle d’un éventail pour protéger le gouvernement algérien des pressions internationales, et de gagner suffisamment de temps pour écraser toutes les demandes légitimes pour plus de démocratie, de transparence et de responsabilisation.

Ce n’est pas une coïncidence que la résurgence des soit-disant activités islamiques terroristes sont arrivées après les révolutions tunisienne et égyptienne. La chute des régimes de Ben Ali et Moubarak (et le succès de la révolution libyenne avec l’effondrement du système Kadhafi) a été littéralement un séisme politique; L’effondrement très rapide de ces deux dictatures a envoyé un message clair à tous les autocrates du monde arabe: leurs jours sont comptés. Ce message a été bien reçu et bien digéré par l’autocratie algérienne.

Les révolutions arabes ont aussi encouragé les jeunes à travers le monde arabe /musulman et les ont réveillé de leur léthargie profonde pour commencer à croire que le changement est non seulement possible, il est également réalisable grâce à un bras-de-fer pacifique avec le pouvoir en place. Cernés par ces événements sans précédent, et cernés par la narrative contagieuse du printemps arabe, la classe politique algérienne composée principalement de l’entourage du dictateur Bouteflika, la célèbre et redoutable agence des renseignements, le DRS, et les hauts gradés militaires, sont terrifiés. Les différents groupes qui composent cette coalition à la tète de l’état algérien ont décidé qu’ils avaient besoin de mettre en place un plan pour: 1) discréditer tous les mouvements de protestation demandant une transition démocratique et des reformes sérieuses; 2) assimiler tous les mouvements de protestation démocratique avec l’islamisme activiste et terroriste; 3) réactiver les groupes terroristes à travers le pays, et particulièrement dans la région kabyle (faussement surnommée comme une région séparatiste), et enfin 4) admonester les demandes et les pressions internationales en même temps que gagner la sympathie des démocraties occidentales en brandissant le spectre du terrorisme islamique, d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI), et aussi menacer indirectement les États européens d’une contagion AQMI sur leur sol.

C’est un plan très efficace pour contrecarrer tout mouvement pro-démocratie en Algérie. Sachant que le peuple algérien a été traumatisé par 10 ans d’une des plus sanglantes guerres civiles des années 1990 (autour de 150 000 décès), il est peu probable que ce peuple se rangerait aux côtés des mouvements de protestation qui pourraient ramener toute sorte d’instabilité. Lorsqu’on assimile les mouvements pro-démocratie avec les mouvements islamiques et le terrorisme, le peuple algérien choisirait toujours l’autre option.  Ce n’est pas parce que le gouvernement algérien jouit d’un grand soutien parmi la population, pas du tout, le gouvernement de Bouteflika est de loin le gouvernement le plus détesté de l’histoire de l’Algérie, mais parce que le peuple algérien est fatigué de 10 ans de morts, couvre-feu, violence et terreur. Il préfère endurer quelques années de plus d’un des gouvernements les plus corrompus de la planète, que de risquer une légère hausse de terreur et d’attaques aléatoires.

Par ailleurs, la plupart des Algériens savent, dans leurs tripes, que la plupart des groupes terroristes sont sous le contrôle du DRS. En fait, si le DRS voulait exterminer le terrorisme en Algérie, il pourrait facilement le faire d’ici demain. Toutefois, le DRS n’a aucun intérêt à le faire. Le DRS a infiltré, entretenu, nourri et même encouragé un certain nombre de groupes terroristes de rester actifs. Il utilise ces groupes terroristes pour faire avancer son agenda politique et pour se protéger contre toute attaque politique venant des clans rivaux. En contrôlant le terrorisme comme une arme politique, le DRS est littéralement intouchable en Algérie. Et parfois, juste pour rappeler à chacun que le DRS est toujours là, il laisse un de ces groupes volontairement glisser à travers leurs systèmes de surveillance pour mener une attaque sur une cible bien choisie (cible choisie par le DRS bien sur) et très significatif causant la mort de dizaines d’innocents. En fait, les messages politiques en Algérie de tous les groupes politiques rivaux se disputant le pouvoir ces jours-ci, sont livrés de cette manière.

Ceci est la triste et laide vérité du terrorisme en Algérie. C’est le gouvernement algérien qui en est le parrain, qui aide, organise et gère le terrorisme en Algérie. C’est le gouvernement algérien qui assassine de sang froid son propre peuple. Ce gouvernement a le sang de milliers d’innocents sur les mains.

Jusqu’à quand les Algériens toléreront de vivre dans la peur et la terreur organisée par  leur propre gouvernement? Jusqu’à quand le gouvernement algérien continuera de massacrer  son peuple ? Et jusqu’à quand les pays occidentaux continueront à croire la fable tissée d’Al-Qaïda en Algérie? Jusqu’à quand? Quelqu’un, un jour doit répondre à ces questions.

S’adressant à Cassius, Jules César a dit que «il n’y a pas de terreur…dans vos menaces, car je suis armé si fortement dans l’honnêteté qu’ils passent au-delà de moi comme un vent passif.” Eh bien, la sagesse de Shakespeare est éternelle. Ce qu’il nous a dit dans cette citation, c’est que tôt ou tard, le bon sera victorieux, car au fond, il est plus fort, même s’il a l’air fragile. Ce gouvernement algérien peut tuer, assassiner et terroriser le peuple algérien, mais un jour ou l’autre la peur ne sera plus redoutée; ce jour-là sera un jour rouge, pourpre rouge.

L’Horrible Vérité du Terrorisme en Algérie: Le terrorisme qui fait les affaires de l’Etat (En Anglais)

August 27, 2011 2 comments

The Ugly Truth behind Terrorism in Algeria

We just learned that two suicide-bombers exploded themselves inside Cherchell Military Academy causing the death of at least 20 young cadets (this is according to a preliminary casualty report released by the ministry of defense earlier today). This is probably the most ambitious terrorist attack directed at one of the most secure institutions of the state—at least in a very long time. The question that everyone needs to be asking is why now. We all thought that terrorism and terrorist groups and networks in Algeria have been completely decimated or seriously neutralized. To corroborate this fact—so well advertized by the Algerian security apparatus—terrorist activities such as funding, recruiting, training, attacks and so forth have decreased in the last 10 years, reaching and maintaining the zero level for at least 5 consecutive years.

So, why do we have a sudden resurgence of terrorism in Algeria after it has been pretty much decimated?

Why do we now have a flurry of Islamic terrorist activities in the Kabyle region, and highly coordinated and sophisticated suicide-attacks on several vital and secure state institutions in the country when Islamic terrorism worldwide is being defeated on every front?

I am afraid that the answer is very sinister and very ugly. Terrorism and terrorist networks in Algeria are controlled by the Algerian state. The Algerian government is using Islamic terrorism and the threat of Islamism to stave off any possible democratic uprising in Algeria, and to discredit all organized and credible opposition movements and protests. By using the terrorism card, the Algerian government could legitimately  claim that it is fighting Islamic terrorism, not pro-democracy movements. This claim would protect the Algerian government from international pressures and buy the government enough time to exterminate all legitimate demands for greater democracy, transparency, and accountability.

It is not a coincidence that the uptick of the so-called Islamic terrorist activities happened after the Tunisian and Egyptian revolutions.  The removal of Ben Ali and Mubarak (and the successful Libyan revolution and the removal of Kadhafi) were literally a political earthquake, and they sent a terrifyingly clear message to every Arab autocrat that his days are numbered. That message was well-received and digested by the Algerian autocracy.

The Arab Revolutions also emboldened the youths across the Arab/Muslim world and woke them up from their deep lethargic state to start believing that not only change is possible, it is also feasible and attainable through a peaceful struggle with the power in place. Surrounded by these earth-shattering events, and surrounded by this infectious narrative of the Arab Spring, the Algerian political class mainly composed of the entourage of the dictator Bouteflika, the famous and dreadful intelligence agency DRS, and the military top brass was terrified.  The different groups composing this class decided that they needed to put in place a plan to: 1) discredit all domestic protest movements for any serious democratic transition and reform; 2) equate all democratic protest movements with Islamism; 3) reactivate terrorist groups across the country, and especially in the volatile Kabyle region (something dubbed as a separatist region); and finally 4) admonish all international pressure and gain the sympathy of Western democracies by brandishing the specter of Islamic terrorism, of Al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQMI), and literally threatening European states with an AQMI-like contagion on their soil.

This is a very efficient plan to thwart any pro-democracy movement in Algeria.  Knowing that the Algerian people has been traumatized by 10 years of one of the bloodiest civil war of the 1990s (around 150,000 deaths), it is unlikely that this people would side with any protest movements that might bring back any kind of instability. When you equate pro-democracy movements with Islamic movements and terrorism, the Algerian people would always choose the other side. This is not because the Algerian government enjoys a great deal of support among the population—not at all, the Bouteflika government is by far the most hated government in the history of Algeria—but because the Algerian people is tired of 10 years of deaths, curfews, attacks, and terror. They would rather endure a few more years of one of the most corrupt government on the planet than risk a serious uptick in random and bloody terrorist attacks.

Moreover, most Algerians know—in their guts—that most of the terrorist groups are under the control of the DRS. In fact, if the DRS wanted to exterminate terrorism in Algerian, they could easily do that by tomorrow. However, the DRS has no interest in doing that. The DRS infiltrated, maintained, nurtured and even encouraged a certain number of terrorist groups to stay active.  It uses these terrorism groups to advance its political agenda and protect itself from any political attack. By controlling terrorism as a political weapon, the DRS is literally untouchable in Algeria. And occasionally, just to remind everyone that the DRS is still around, they let one of those groups purposely slip through their surveillance to conduct an attack on a well-chosen (chosen of course by the DRS) and highly significant target causing the death of dozens and dozens of innocent Algerians. In fact, political messages in Algeria between rival political groups all vying for power are delivered in this manner.

So, this is the sad and ugly truth about terrorism in Algeria. It is the Algerian government, which is sponsoring, helping, organizing, and conducting terrorism in Algeria; it is the Algerian government, which is murdering in cold blood its own people. This government has innocent blood all over its hands.

Until when do Algerians have to live in fear and terror of their own government? Until when does the Algerian government keep on murdering its own people? In addition, until when do European countries and the United States keep on believing this magically weaved fairytale of Al-Qaeda in Algeria? Until when?

Addressing Cassius, Julius Caesar said that “there is no terror…in your threats, for I am armed so strong in honesty that they pass me in an idle wind.” Well, Shakespeare’s wisdom is everlasting. What he told us in this quote is that sooner or later, the good wins because deep down he is stronger even though he looks frail.  This Algerian government can kill, murder, and terrorize the Algerian people, but watch out for when fear is no longer dreaded; that day will be a red day.

Pétition pour l’Algérie: L’armée algérienne peut, et doit, empêcher le pays de sombrer dans la violence

Les attentats suicides qui viennent de se produire à Cherchell, et qui ont visé l’académie Inter-Armes de Cherchell, ont fait des dizaines de morts. Vraisemblablement 36 victimes, et de nombreux blessés, dont certains sont dans un état jugé grave.

Des attentats qui surviennent en une phase cruciale, en pleine déconfiture du régime libyen, au moment où les Algériens interrogent leur avenir, et envisagent de s’impliquer dans une dynamque citiyenne.

De jeunes vies, pleines de promesses, ont été brutalement déchiquetées. Et dans le fracas des bombes, et l’amoncellement de noirs nuages au dessus de ce pays exsangue, la peur est descendue sur les cœurs, et une lourde oppression.

Cette violence, que certains pensaient révolue, vient nous rappeler, avec une brutalité inouïe, que les mêmes causes engendrent les mêmes effets, et que tant que celles-ci ne sont pas éradiquées, définitivement éradiquées, notre pays restera exposé à de tels carnages.

Ceux qui se sont ceints d’explosifs, et qui se sont faits exploser au milieu d’innocents, heureux de rompre le jeûne, en cette nuit chère à tous les musulmans, “la nuit du destin”, dont le créateur a fait une nuit de paix et de prière, ceux-là que des gourous menteurs ont convaincus qu’ils entreraient au paradis aussitôt qu’ils se seraient faits exploser, et qui ont violé et ensanglanté la nuit la plus sacrée des musulmans, celle dont Dieu lui-même dit qu’elle est paix  jusqu’aux aurores, ceux-là ne savaient pas ce qu’ils faisaient.  S’ils savaient les noirs desseins qu’ils servaient, jamais ils n’auraient tué leurs propres frères humains. Jamais ils ne seraient précipités d’eux-mêmes dans cette indicible atrocité.

Mais ceux qui les ont préparés à cette mort horrible, qui ont en fait des engins de mort et de dévastation, eux savent pourquoi ils le font, pour qui, et dans quel but.

Les autorités sécuritaires de ce pays, et à leur tête les plus hauts dirigeants du pays, doivent répondre de ce crime.

Ils en sont les premiers responsables. Et s’ils n’ont pas eux-mêmes commandité ces attentats, pour des raisons de conflits au sein du pouvoir, alors ils sont responsables parce qu’ils sont incapables de protéger le peuple, qu’ils sont incapables de dénoncer les commanditaires de ce crime atroce, incapables de les combattre et de les réduire.

Après plusieurs années de violence déchaînée contre les populations civiles, et un cortège interminable de malheurs, qui a frappé cruellement tout le peuple algérien, il n’y a pas eu une seule démission, serait-elle  pour un motif d’incompétence.

Pire que cela, lorsque les clans se sont réconciliés, ils ont décidé d’arrêter les frais, comme on siffle la fin d’une partie de football, , et ils ont concocté, en un rien de temps, une loi qui les absout de toute poursuite pénale, voire  qui les met à l‘abri de  toute enquête.

Qui dit que les mêmes n’ont pas décidé de siffler la reprise du “match” ?

Un match macabre, où roulent les têtes des innocents…

Qui dit que les mêmes, qui usaient de la violence terroriste pour négocier des parts de pouvoir, ou de butin, ne sont pas revenus à leurs sanglantes habitudes ?

Le peuple refuse  de revivre le même cauchemar.

Le peuple est en droit d’exiger qu’une enquête impartiale soit immédiatement diligentée.

Le peuple est en droit d’exiger une démission collective de tout le gouvernement, du DGSN, et  du premier responsable du DRS.

Le peuple est en droit d’exiger du Chef de l’Etat qu’il s’exprime sur ce grave attentat, et qu’il annonce publiquement les mesures urgentes qu’il a décidé de prendre sans désemparer.

Le peuple est en droit d’exiger que tous les moyens de l’Etat, l’armée, la police, la gendarmerie et tous les corps sécuritaires soient mobilisés afin de combattre et de réduire totalement tous les groupes terroristes qui activent encore dans notre pays. Totalement !

Le peuple est en droit d’exiger que l’Armée prenne en main cette opération de réduction du terrorisme, dans le strict respect des lois de la République,  et des droits de l’Homme.

Il appartient au peuple d’imposer sa volonté. Pour que plus jamais il ne soit sacrifié sur l’autel des règlements de comptes entre clans, ou d’un djihad sacrilège, qui viole toutes les lois de Dieu et des hommes.

LE PEUPLE ALGERIEN DOIT S’UNIR CONTRE TOUS SES ENNEMIS ET SE RASSEMBLER SOUS UNE SEULE CAUSE: LA PAIX EN ALGERIE.

This article is cross-posted on:  http://www.lequotidienalgerie.org/

Premiers signataires: 

D.Benchenouf

Tahar

MESSIEURS, IL EST TEMPS DE PARTIR!!!

Gentlemen, it is time…to go.

It is time to go. It is time to retire. It is time to leave Algeria forever before we make you leave. Leave now without a bloodbath otherwise you will leave and there will be blood. Just know, that EVERY DROP OF BLOOD spilled will be entirely your responsibility and you will be prosecuted for it. There is no place to hide on this  earth for war criminals.

It’s time to leave, leave now. How to leave is your choice; when to leave is ours, us the Algerian people. And we decided that enough is enough is enough. Khamseene sana BARAKETE. You have totally failed in managing the affairs of this country. You have killed, murdered, persecuted, violated, tortured, stole, corrupted, mismanaged every single institutions in this country. So, it’s time for you to go. Leave now, before it’s too late.

Chronique de la chute et de la libération de Tripoli en photos


Most of the pictures are courtesy of the Huffing Post, the New York Times, Reuters and other sources.

Chronique de la chute de Tripoli et de la libération de la Libye

August 21, 2011 8 comments
Dimanche, à l’aube, en Libye, les révolutionnaires annonçaient à Al-Jazeera que des sections importantes de la capitale Tripoli avaient été reprises par les partisans de la révoltion.  Plusieurs régions, comme la banlieue de Tajoura à l’Est et les communes de la partie Est de la ville telles que Suq al-Juma, Arada, l’aéroport Mitiga, Ben Achour, Fashloum et Dahra, sont en totalité ou en partie sous le contrôle des révolutionnaires depuis hier. Des moments historiques comme celui-çi doivent être saisis par l’histoire. Ceci est ma tentative de chroniquer la libération de Tripoli et la Libye.
Premièrement, ceux qui s’attendaient à une longue et dure bataille et un soutien sans faille des combattants de la région montagneuse de l’ouest et de Misrata pour sauver Tripoli des mains des révolutionnaires  ont surestimé la popularité  de Mouammar Kadhafi au sein de son propre camp et parmi ses propres fideles.  Il ne faut pas aussi sous-estimer l’impact des  pénuries de munitions et de carburant sur les forces pro-Kadhafi, et qui ont littéralement sapé et démoralisé ses supporteurs, que ce soit au sein de l’armée régulière ou au sein des mercenaires.  Ceux qui nous ont chanté la bravoure et les louanges des forces pro-Kadhafi et le pouvoir mobilisateur des discours de Kadhafi n’ont surtout pas  tenu compte de la haine que le peuple Libyen a pour son Zaeem, de la volonté des révolutionnaires, et aussi de l’attrition des frappes régulières de l’OTAN sur l’armée et les armements de Kadhafi.

Ce développement est très important pour l’avenir et surtout pour la transition post-Kadhafi.  Que la capitale Tripoli (et ses environs) crée son propre mythe nationaliste (et sa narrative aussi pour le futur de la Lybie) est la meilleure chose qui pouvait arriver ces jours-ci en Lybie.  Au lieu d’être libérée (et aussi soumise) de l’extérieur par les berbères ou les révolutionnaires de Cyrénaïque, Tripoli entre dans la phase de la deuxième République Libyenne avec son propre soulèvement à elle, sur le même pied d’égalité avec les autres régions, et gagne le mérite de siéger pleinement au Conseil National de Transition une fois Kadhafi et ses acolytes neutralisés.  Le soulèvement de la capitale contre Kadhafi  signale qu’il n’y aura probablement pas de division Est Ouest de la Lybie.  Mes espoirs pour un gouvernement d’unité nationale comme la dernière phase de la révolution avant les élections parlementaires semblent maintenant plus plausibles que jamais. Un autre fait révélateur et important est que la Tunisie et l’Égypte—les deux poids lourds de la diplomatie arabe ces jours-ci—ont formellement reconnu hier soir le CNT comme le gouvernement légitime de la Libye. Ceci a été fait au même moment que le soulèvement de Tripoli confirmé. Les puissances régionales qui sont l’Égypte et la Tunisie pouvaient clairement voir une nouvelle Libye naître hier soir. Pourquoi l’Algérie n’a pas encore reconnu le CNT ? Ceci est une discussion pour un autre jour.  Pour aujourd’hui, chose sure,  l’Algérie se retrouve très isolée diplomatiquement. La chancellerie algérienne a du travail à faire et des trous à colmater dans les jours à venir.

Le réseau souterrain des révolutionnaires de la capitale Tripoli –violemment réprimés par les forces de sécurité de Kadhafi en mars dernier– semble avoir planifié le soulèvement en apprenant la chute de Zawiya et Zlitan. Immédiatement après avoir rompu leur jeûne, les mouazzins de pratiquement toutes les mosquées de la capitale se sont mis à appeler «Allahou Akbar» comme un signal pour commencer l’insurrection. Les «Allahou Akbar » se sont suivis par des appels clairs et nets au soulèvement.

Les quartiers populaires de l’est ont été les premiers à se soulever. Apparemment, depuis quelques semaines les révolutionnaires ont fait passer clandestinement des armes dans la capitale.  Les habitants de Tajoura, à quelques kilomètres de l’est de Tripoli,  ont monté une attaque réussie sur les forces de Kadhafi dans cette banlieue. Après quelques heures d’un combat intense, les révolutionnaires ont chassé les forces de Kadhafi.  Un témoin de Tajoura joint au téléphone par Al-Jazeera déclare que les révolutionnaires à Tajoura ont capturé plusieurs soldats pro-Kadhafi, et qu’ils ont libéré plus de 500 prisonniers du pénitencier Hamidiya. Dans la même foulée, les forces populaires de Tajoura ont également capturé la base militaire de Muitiqa dans la banlieue, et ont pris d’assaut la résidence de Daw Mansur, le chef des forces de sécurité de Tripoli. La révolte de la classe ouvrière de la région de Souk al-Joumaa semble avoir commencé avant les autres, depuis au moins vendredi. Pendant ce temps, Kadhafi et ses fils n’ont  pas cessé d’appeler au soulèvement contre les révolutionnaires, mais c’est le contraire a eu lieu. Et à la fin, les forces pro-Kadhafi ont dû fuir (Pour la carte de la capitale de Triopli et pour suivre les combats, voir ici)

Dimanche matin à 8h00, les combattants de Nalut et des régions montagneuses de l’Ouest avaient commencé à envahir Tripoli en masse pour aider le soulèvement des habitants de la capitale contre le sanguinaire Kadhafi. A ce moment la, le règne schizophrénique de Kadhafi est littéralement et figurativement fini.

D’une façon ou une autre, il semble clair que la Révolution Libyenne est entré dans sa dernière phase, et que cette phase pourrait bien finir brusquement dans les prochains jours. Si la capitale, le siège fier de Kadhafi pendant 42 années, est si désireuse de se débarrasser de lui, son soutien est beaucoup plus mince que de nombreux observateurs l’avaient supposé. L’avenir de Kadhafi n’est plus important maintenant pour la reconstruction de la Libye de demain. Kadhafi n’est qu’un un simple détail dans l’histoire de la Libye et du monde ; un détail douloureux certes, mais un détail néanmoins.

 

Thanks to Mr. Cole for his tremendous work

Crise de la Dette européenne: Il est temps de restructurer la dette et de nationaliser les banques

August 19, 2011 18 comments

European Debt Crisis: It is time to restructure the debt and to nationalize the banks

The European crisis is getting worse and it is casting a huge cloud of uncertainty on the future of every major economy. What the market is seeing is a thick and blurry shadow on the far horizon. Indeed, the question that the markets have been asking for a long time now, and the EU leaders have not answered it yet is: can the EU countries pay their debts or do they have the ability, structurally, to pay their public debt? And clearly, the markets are saying “No.” The markets have not shown any confidence in the EU institutions and in the leadership to solve this crisis. Instead, what we have seen is that the debt crisis is worsening–it went from the periphery, Greece and Ireland, to the center, Spain and Italy. Right now, there are speculations about the financial health of the French government. This is how spread and serious this crisis has become. Last week, the French ministers of budget and finance, Valarie Pécresse and François Baroin respectively, were forced to publicly defend the solvency of the French government. Both ministers were compelled to call major hedge funds and lobby large banks to calm down the speculations. It is obvious to me (and to everyone who has followed this debt crisis for the last couple of years) that the EU does not have the structural and institutional capability to deal with the crisis. Last week’s Franco-German summit is a perfect example. The French and the Germans agreed not to agree on almost anything. The only possible solution that would have seriously calmed the markets  would have been the establishment of the euro-bonds. Instead, the French and the German leaders agreed on some very weak measures that did not have any calming effect on the markets; they actually raised more fear and speculation.

So, what’s the solution to this protracted European debt crisis? Well, the N-word might be it–i.e., nationalizing the banks and restructuring the debt.

Let me back up and explain why this might be a necessary solution. First, EU politicians have not understood what the markets have been telling them all this time. The message got lost or misunderstood. If they continue to misunderstand this clear message that world markets have been sending, well the future would not be pretty at all.

Second, the downward spiral in all markets has not been caused by the speculators or shorting.  This has been the biggest misdiagnosis of the century, promoted, of course, by the know-nothing media. There are not that many hedge funds that are shorting the market heavily. The decline in stocks and the rising in value of sovereign CDS and treasury notes have been the results of normal market actors and activity.  It is mostly the financial institutions that manage the savings, the pensions, the trusts, the insurance, and so forth, of everyday citizen that have been trying to protect their investments and themselves from risks. In a period of great uncertainty about the future economic growth in the core eurozone countries, and more importantly the ability of EU countries to pay their debts, these financial institutions sought to secure and protect themselves by going to quality investments and safe havens.

Third, it is evident that there is uncertainty out there, and this in turn is making the market extremely jittery, and some days, totally irrational. Last week was a good example. The triple-A status of the French debt was threatened (and it is still threatened), but is this really surprising? For decades France has run a chronic budget deficit, has had a chronically high unemployment rate, and chronically low economic growth. Structurally, France does not have much room to get out of this crisis and get back in the black. It would need to raise taxes and slash entitlement programs. Well, taxes are already high, and entitlement programs are sacrosanct politically. If we compare France to the US (the debt to GDP ratio is 58% for the US and 83% for France), the picture is totally different (capacity to increase taxes, high to moderately high economic growth, job creations, large investments etc). So, the real issue for France is not how to keep the triple-A rating, but how to restore the balance of public finances without stumping growth. The trick for France and other core eurozone countries is to strike  a careful balance between generating economic growth and cutting spending. Instead of Baroin and Pécresse lobbying large banks and financial institutions,  and issuing politically empty statements every other hour to keep France’s triple-A, they should have announced that they have a serious plan to get out of this mess, and to clean up their finances in order to maintain a certain level of consumption and business investments–because without consumption and without investments, there would not be a serious economic growth and/or job creation. As for the triple-A rating, Baroin and Pécresse should have said “on s’en fiche!” Moreover, the market is already behaving as if France does not have a triple-A rating. The market has digested the poor macro-economic indicators of France, and has factored in those variables in all future transactions.

So how does a country take a break from short term market pressures to reinvigorate its long term financial health? That’s where the nationalization of the banks comes in. Well, we need to understand something very simple: the EU politicians have completely misunderstood what markets want. Cameron, Merkel, Berlusconi, Sarkozy and so forth thought that markets demanded drastic cuts in spending–that markets demanded the so-called austerity packages: slash budgetary spending, slash public investments,  increase taxes, and slash entitlement programs.  So the political leaders in Greece, Portugal, Spain, Ireland, France, Italy and even Great Britain went on to craft the most drastic austerity packages out there. The risk, however, is to completely kill all economic growth, and they indeed killed it (just look at numbers from the last quarter: almost 0% economic growth in France and Great Britain, abysmal growth in Germany, Spain, Italy, Greece, and so forth). This was a stupid policy wrapped in total absurdity. The reaction of the markets around the world was swift, rational and expected. The message was that with this very weak economic growth and with this already over-taxed population, the EU countries cannot possibly pay back all their public debts. This is what markets are really saying. The more austerity policies they introduced (the Golden rule, la regle d’or, proposed by Sarkozy is the latest biggest and most stupidest idea ever proposed), the less confidence markets have in the eurozone politicians. Therefore, to get a break from slashing spending to the core and not having enough capital to reinvest in the economy, a country needs to restructure its debt. This is the only way to create enough breathing room to be able to generate the right macroeconomic conditions to reconnect with and reignite long-term growth. However, restructuring the debt has to be done without the market going totally nuts. This has and must be a highly coordinated political decision taken by all major world economies.  It would even be a great plan if the G7 or G20 (including all eurozone countries and all heavily indebted African countries) could coordinate their actions in such a way to provide a political cover for certain countries to restructure their public debt safely, and also provide guarantees that this restructuring would bring everyone to a balanced budget in certain amount of time (a 2 or 5 year period would be appropriate). Moreover, in order to engage in a serious public debt restructuring, the largest banks in each country must be nationalized for a certain period of time.  Why nationalizing the banks? Simply to decouple banks from market-driven activities. This allows banks to go back to their original charter and mission, which is lending money to businesses and individuals to foster economic growth and employment. Moreover, this would separate investment banks from deposit banks (a glass-steagall kind of plan).

Oh, i can hear the supply-siders screaming moral hazard. Well, when the welfare of a whole continent is at risk with all the social turmoils that more austerity policies may cause, and when worldwide negative spillover effects of a debt crisis that is choking the life out of the eurozone are considered, moral hazard becomes just an empty expression. We are truly facing a serious economic situation these days with serious political and social consequences. The time of the half-baked half-ass measures is over. It is time to put back the economic health of the G20 countries on an even keel with a serious economic growth agenda.

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