Algerie: 50 ans d’indépendance…

A while ago, on this blog, i wrote a post titled “Algeria: 49 years of independence and nothing to show for“. Well, it’s no longer 49 years, but 50, and we still have nothing to show for. And when you don’t advance and progress, you are bound to regress. This is exactly what is happening in Algeria: a steady regression for 50 years now. Not to belabor the point of regression since my opinion is well-known to the readers of this blog, i think i am just going to let others speak for me.

Since this month is the 50th anniversary of the Evian Accords (here is a link for the original text of the accords–voici un lien pour le text intégral des accords), and to mark this occasion, the French newspaper, Liberation, asked two Algerian writers to pen to editorials analyzing the current situation in Algeria.  These are writers are Kamel Daoud and Leila Sebbar. The former is a journalist who writes for Le Quotidien d’Oran, and the latter is a writers who lives in Paris.  Well, what they say, describe, feel, and analyze is just damning. Well, i should just get out of your way, and let you read these 2 editorials.

Algérie : stade oral collectif

Par KAMEL DAOUD Ecrivain et journaliste au «Quotidien d’Oran»

Quel est le but de l’histoire algérienne ? Quand il y a un colon, le but, c’est chasser le colon. Mais quand il n’y en a pas ? Que faire quand on a bouté hors du pays le Français, l’Ottoman, l’Espagnol, le Romain ? Chasser l’Arabe aussi, disent certains. D’accord, sauf qu’il a été plus malin : l’«Arabe» se fond dans le décor au point où on ne sait pas le distinguer des autochtones. Meursault l’a tué, mais c’est Albert Camus qui en est mort. L’Arabe générique se cache dans les mentalités, les livres, il colonise encore, mais on n’arrive pas à le situer pour mieux le chasser. Et le pire, c’est quand des colonisés algériens se prennent pour le colon arabe d’il y a des siècles et revendiquent l’arabité comme une nationalité alors que c’est un mariage forcé.

Donc que fait un peuple lorsqu’il a son indépendance généralement ? Généralement, il construit : routes, logements, hôpitaux, enfants, robinets, etc. Tout ce que le colon lui a refusé. C’est ce qu’on a commencé par faire, les premières années, avant de s’en désintéresser : les Algériens ne construisent plus, aujourd’hui, que pour eux-mêmes, à l’échelle familiale. Pour le reste, c’est l’Etat qui s’en occupe, c’est-à-dire personne. Après deux ou trois décennies, on a compris qu’on ne sait pas construire et creuser et nettoyer et gérer. Du coup, on sous-traite l’indépendance : les Américains s’occupent du pétrole, les Français de l’eau, les Chinois des habitations et des chaussures, les Turcs du ciment, les Espagnols du transport ou des trous, etc. Nous sommes un peuple de vétérans de guerre. De plus en plus. Grand lutteur reconnu internationalement, le peuple algérien se devait d’être débarrassé des corvées domestiques (construire un pays) pour s’occuper de ce qu’il aime le plus : faire la guerre. On l’a fait tellement bien que, lorsqu’on a chassé le dernier colon en date, on n’a pas résisté à la possibilité de s’entretuer. 200 000 morts en une décennie. Presque 55 morts par jour. L’Algérien n’a jamais construit 55 logements par jour. Ni 55 barrages ni 55 mètres de route.

Le second sport consiste à se battre contre la France. Même quand elle n’est pas là. Se battre avec elle, chez elle, chez nous, au passé, au présent, après-demain, dans les cimetières et les airs. Pendant les débats, sur la tête d’un harki, de son fils ou le dos d’un mot et d’une stèle. Cela n’empêchera pas un Gulliver politologue, capable d’enjamber les océans, de se demander, en passant son chemin au-dessus de la fourmilière : «Que fait ce peuple dans la division internationale du travail ?» Quel est son métier ? Que va-t-il faire quand les Chinois et les autres nationalités importées auront tout construit, livré, achevé et pompé ? Qu’est-ce qui reste de valable dans cet endroit quand on enlève le pétrole et les martyrs et qu’on met en mode silencieux l’hymne national ? D’ailleurs, la bonne question est : «Qu’est-ce qu’une nationalité quand elle ne mange rien de national qu’elle-même ?» D’où l’histoire lue par le chroniqueur il y a quelques jours dans un journal arabophone algérien : l’histoire de Ali le Mordeur.

Fascinante histoire nationale, qui commence avec la guerre de Libération et finit dans une morsure. Le chroniqueur adore d’ailleurs les paraboles : ce sont les SMS des dieux depuis toujours. Donc, Ali le Mordeur, Algérien de 70 ans à peu près, est différent de Ali la Pointe. Le second est un jeune proxénète qui a basculé dans la lutte pour la Libération de l’Algérie et a fini héros national durant la fameuse bataille d’Alger en 1957. Il sera «plastiqué» dans sa cache du vieux quartier de la Casbah d’Alger. Il était beau, maquereau, avec des tatouages sur le corps selon la légende. «Zoubida Cheda Fellah» (1) sur la main gauche, «Marche ou crève» sur le pectoral gauche et «Tais-toi» sur le dessus du pied droit.

Selon la légende, Ali la Pointe doit son surnom au nom d’un quartier algérois, autrefois Haut-de-Pointe-Pescade, aujourd’hui nommé Bouzaréah. De Ali la Pointe qui a vécu vingt-sept ans, il resta un film, la Bataille d’Alger de Gillo Pontecorvo (1966, un succès mondial), un quartier – la Casbah – et pas plus. Car les décolonisateurs sont devenus méchants et éternels, l’indépendance est une assiette, le peuple est retombé dans le statut de «sale Arabe» et les fellagha sont des jihadistes du GSPC (2). Cap donc sur la seconde histoire nationale.

Ali le Mordeur est donc plus vieux à cause de la bonne santé et de l’immortalité qu’assurent le pétrole et l’oisiveté aux Algériens. Selon le journal qui en rapporte l’histoire, Ali le Mordeur a découvert un jour qu’il possède cinq dents miraculeuses (cinq incisives contrairement au reste de l’humanité selon les témoins) qui lui ont permis de guérir son frère, qui souffrait de rhumatismes, en le mordant et en lui crachant dessus. Cela s’est passé en 1965. Aujourd’hui, Ali est vieux et s’est installé depuis quarante ans à Biskra, une ville du Sud algérien, et mord des dizaines de personnes par jour en salivant sur leurs maux : celles souffrant du dos, de sciatique, de rhumatismes, des articulations. Il en est heureux et ses clients aussi qui gémissent quand il les mord pour leur bien et les enduit de sa salive dite miraculeuse. Ceci pour la fable. Pour l’anthropologue, Ali est ce qui lie donc, désormais, le plus les Algériens les uns aux autres : la morsure. Dévorante ou miraculeuse.

Depuis «00 h 1962», heure zéro de l’Indépendance, le peuple mord et mange. Cela se voit dans l’architecture des cités barils (3) rampant sur les champs, les trottoirs squattés par les vendeurs à la sauvette (des Bouazizi sans martyr ni envie de l’être), aux déboisements, à l’avancée du désert, le dépeuplement intime. Les Algériens ont, en effet, un rapport carnivore à leur terre : elle se dévore. «Ils l’ont mangée» (K’law’ha), disent les Algériens nés trop tard quand ils regardent les anciens, les décolonisateurs, les plus rapides. Les aînés et leurs officiers gardiens qui s’en servent comme des reliques de légitimité dite révolutionnaire. Le mot vaut aussi pour un nombre incalculable de conjugaisons et de synonymes envieux et tristes : manger quelqu’un, une terre, contourner, éroder, inviter, se disputer, corrompre. Le registre qui va de la mâchoire à la déglutition est un dictionnaire de cannibale maître d’une académie de la saveur.

Le rêve littéraire du chroniqueur : écrire un grand traité de la digestion. Une sorte de livre culinaire qui mêle l’arôme à la métaphysique, la cuillère et les divinités. Le cru et le cuit. Selon certains, le livre de cuisine a été l’ouvrage le plus vendu durant le dernier Salon du livre à Alger. Les Algériens y trouvent une sorte de manuel compensatoire du cannibalisme national peut-être. Conclusion tirée par les cheveux ? Non. L’histoire algérienne est une troublante histoire de dévorations. On mange avec tout : les yeux, les mains, les pieds et la langue. Cet instinct de dévoration a eu différents noms : bien vacant, pénurie, agences foncières, lot de terrain, terrorisme et antiterrorisme, redressement entre factions.

Même pour l’immigration clandestine, les harraga [clandestins] utilisent une métaphore de dévoration : «Vaut mieux être mangé par les poissons que par les vers.» Quand un Algérien est vaincu, on dit : «Ils l’ont mangé.» Quand il recourt à la corruption, on dit : «Il a fait manger.» Cet usage de la métaphore est universel mais selon des proportions. Pas ici, en Algérie, chez nous. Il y a dans les airs un rapport de force, un système de contraintes et de chasse qui a laissé dans la culture générale cette sensation que tout se passe entre la mâchoire et l’assiette. Freud aurait appelé ça le stade oral collectif : une phase de développement du nourrisson gigantesque qui en est encore à la dévoration du sein et à la déglutition du lait pétrolier. Définition parfaite de l’économie nationale de l’allaitement et du sevrage. D’où le succès du livre de cuisine dans un pays qui ne produit pas ce qu’il mange : confession sur une sorte de panique généralisée qui trouve son expression dans le basculement dans le culinaire et l’assaisonnement sans fin.

On pourra dire aussi que les Algériens cherchent une identité : dans l’assiette, le vêtement ou la création linguistique, mais cela serait trop beau que de limiter le diagnostic à une esthétique. Il s’agit d’autre chose. Une autre preuve ? Le ramadan. Nous sommes le seul peuple qui vit et revit ce mois dans une sorte de panique généralisée, de peur, de violence dans la quête et l’achat.

Conclusion provisoire : il faut sonder cet instinct, ce comportement qui a peur de la dévoration en se défendant par une dévoration plus vigoureuse. Qu’est-ce que l’histoire nationale ? Un repas pour tous, servi après l’indépendance mais mal servi. Le cosmos ? Une figue sidérale à conquérir. Le paradis ? Un resto universitaire. La guerre de libération ? Une dévoration entre intestins. Le pouvoir ? Une mâchoire. La réflexion ? Une mastication prospective. C’est sans fin. De quoi faire rêver un écrivain qui irait se cacher dans une grotte pour écrire une sorte de prolégomènes de la dévoration. Une introduction à la digestion comme fondement et représentation de l’univers. Un traité majeur qui ira sonder, dans le plus profond mystère, cette attitude de l’Algérien qui a érigé le rassasiement comme meilleure réponse contre la peur d’exister et le vide du cosmos.

L’histoire nationale est donc carnivore : Ali la Pointe était le dernier de sa race, pas le premier. Aujourd’hui, il est normal que la génétique nationale enfante Ali le Mordeur.

(1) Littéralement : «Zoubida, Dieu nous soutient». (2) Groupe salafiste pour la prédication et le combat (1998-2007), la matrice d’Aqmi (Al-Qaeda au Maghreb islamique). (3) Cités nouvelles, construites en masse avec l’argent du pétrole, pour reloger les Algériens. Dernier ouvrage paru : «Le Minotaure 504», éd. Sabine Wespieser, 2011.

Lodève Aflou Lodève, le bruit des métiers à tisser

Par LEÏLA SEBBAR Ecrivaine

Jusqu’à ce jour, je n’ai pas quitté Lodève.

Et je reviens à Aflou (1) où je suis née. Aflou, djebel Amour, les Hauts-Plateaux, la steppe et l’alfa, les moutons. Koubbas des saints musulmans sur les collines.

C’était la guerre.

Les femmes de la tribu avaient quitté la tente pour nos maisons pauvres du quartier pauvre d’Aflou, le Village Nègre. Je me souviens de ma grand-mère et des vieilles tantes, dans la pièce du métier à tisser. Elles récitaient des formules contre le mauvais œil, elles chantaient en tissant, les hommes n’entraient pas dans la chambre du métier.

Je marche dans la ville. Aflou n’était pas une ville, c’est une ville. Les nomades se sont réfugiés dans les murs des maisons construites à la hâte, ils fuyaient les massacres de la guerre civile, à Lodève, on entendait parler des attaques contre les membres de la tribu, on entendait le nom des morts, on racontait que des corps gisaient dans la steppe, sans sépulture. J’avais entendu de ces histoires rapportées à demi-mot, on ne parlait pas devant les enfants, mais ils savaient tout et ce qui se passait dans le camp militaire, le Village Nègre ne l’ignorait pas.

J’ai marché dans la ville. Comment savoir depuis toutes ces années, sans nouvelles d’elles, Khédija, Kheiza, Messaouda, Fatima, Aouali, mes amies écolières, comment savoir si elles sont vivantes, si elles habitent Aflou, leur vie, leur mort.

Je peux, à cette minute où je reconnais le bordj, il était rouge brun, le sous-préfet et sa famille vivaient là, je voyais parfois le fils, un enfant blond, son fennec serré contre lui dans la jeep militaire, je peux chanter la comptine de la cour de récréation :

«Le matin quand je me lève

Je dis à mon mari

Qu’il me lave la vaisselle

Et moi je fais

Je fais le lit» (2).

Un soldat français avait frappé à la porte de notre maison. Mon père était absent, comme souvent. Je le voyais si peu, mon grand-père a ouvert. Le soldat est entré, il n’était pas armé. L’interprète et lui se sont assis sur le tapis de haute laine. Ma mère a servi le café. Ils ont parlé longtemps, en français et en arabe. Le soldat est revenu trois fois avec l’interprète. Mon père a dit oui, pour l’école. Je me demande, aujourd’hui, s’il n’a pas été contraint. J’ignorais, jusqu’au grand départ, dans les larmes et les cris, que mon père était un harki. Avant ce jour fatal, j’avais entendu des chuchotements bizarres, ma mère et ma grand-mère cessaient de parler lorsque j’entrais dans la chambre du tissage. Je n’ai pas posé de questions mais j’ai entendu plusieurs fois le mot France prononcé dans un tremblement.

La France, je l’ai regardée sur la carte accrochée près du tableau. Une forme étrange. Des couleurs, du vert, beaucoup de vert, pas de steppe ni de désert et des fils bleus partout, fleuves et rivières jusqu’à la mer. Le maître suivait le cours des fleuves avec un long bâton, on répétait des noms inconnus, je les trouvais beaux.

Le premier jour d’école, c’était une école de filles construite par le soldat et des appelés comme lui, j’ai su plus tard que les Arabes qui les aidaient étaient des «suspects», ce premier jour, je tenais la main de ma voisine du Village Nègre, Aouali, j’ai reconnu le soldat, il faisait l’instituteur. On l’appelait gentiment Boulahya, le «barbu» (le barbu de la guerre civile, on l’a surnommé Chadi, le «singe»). Trois jeunes filles secondaient le maître, des juives qui parlaient l’arabe comme nous. L’une d’elles était la fille du grand épicier d’Aflou, Layani. Elles nous ont donné des blouses roses et blanches à carreaux et dans l’ouvroir, chacune a brodé son nom en lettres françaises. Le maître a pris des photos. Où sont-elles. Peut-être un jour, surprise sur Facebook… Mes fils sont fous de tout ça. Ils me diront : «Maman, viens voir, c’est Aflou et toi, là, en écolière…».

Quand nous sommes arrivés en France, oui, c’était la France, le paysage, je ne l’ai pas vu, je n’ai rien regardé, je savais lire, écrire, compter, broder. Je ne raconterai pas le voyage depuis Aflou jusqu’à Oran, puis la traversée. J’étais comme étourdie par le malheur. Autour de moi, le silence. Les enfants eux-mêmes se taisaient. On avait tout abandonné, j’avais dû laisser la jolie poupée française que l’une des monitrices, elle s’appelait, je crois, Kohana, m’avait donnée, elle m’avait dit : «Elle s’appelle Violette.» Le métier à tisser, mes vieilles tantes l’ont gardé, elles ont continué à faire des tapis du djebel Amour. Ma mère aussi, à Lodève. Mon père a acheté pour elle un métier à tisser. Il est allé à la Manufacture de la ville, comme d’autres harkis, ils pensaient à leurs femmes tisserandes. On les a embauchées, elles ont travaillé pour la Manufacture des Gobelins.

Je marche toujours dans la ville.

Des femmes voilées, des femmes qui portent le hijeb. Comment reconnaître Khédija, Kheiza, Messaouda, Fatima, Aouali. Je ne suis pas voilée. Cinquante années plus tard, quelqu’un dira, venant vers moi : «Mais c’est Fatna ! Fatna… C’est toi ? Fatna dis-moi que c’est toi…». Et moi : «Oui, tu vois, je suis Fatna et toi Aouali, malgré le hijeb, je te reconnais». On s’embrassera, on s’enlacera, on pleurera. Des enfants crieront, courant vers notre quartier de l’autre côté de l’oued, que les vieux appellent encore le Village Nègre. «C’est Fatna ! C’est Fatna ! Venez voir, elle est revenue ! Dieu soit loué». Et Aouali me dira : «Viens à la maison, viens. Elles sont là, nos camarades sont là, les enfants vont aller les chercher, sauf Khédija, la pauvre, meskina, chaque vendredi on prie sur sa tombe, avec ses enfants. Tu viendras avec nous ?». J’ai dit que j’irais aussi pour mes vieilles tantes, les conteuses.

J’ai dit à mes amies que je reviendrais. Je les ai invitées dans ma maison, à Lodève, elles sont les bienvenues. Je leur ai promis que nous irions à Paris, visiter la Manufacture des Gobelins où travaille l’une de mes filles jumelles. Elle est tisserande. L’autre est comédienne.

(1) Ndlr : la plupart des harkis qui vivaient à Lodève (Hérault) étaient originaires d’Aflou, ville où les femmes étaient traditionnellement tisserandes. (2) «Aflou, djebel Amour», journal d’un appelé (1961-1962) de Jean-Claude Gueneau, éd. Bleu autour. Derniers ouvrages parus : «La confession d’un fou», 2011. «Ecrivain public», 2012, éd. Bleu autour.

  1. March 21, 2012 at 9:56 am

    Scary stuff indeed. Do you think things will improve once oil runs out? I think it will get much worse. We will become either another Somalia or another Afghanistan. I think we will be colonized once more because Algeria is a strategic country.

    • March 21, 2012 at 6:01 pm

      If we had some industrial basis/production and we had some exports independently of oil rent, then we would be ok once oil runs out. But we don’t have that. We produce nothing, export nothing, and import everything. We are a classic rentier state and everything is based on oil rent. So, let’s hope that we keep on finding more oil, our black curse, because the alternative scenario is not pretty at all.

  2. March 20, 2012 at 9:30 pm

    C’est pas Kamel Daoud qui a inventé la métaphore du ‘tube digestif’? Il l’utilise encore dans cet édito. J’ai du mal à croire qu’il n’y a rien de positif à dire 50 ans après, c’est fou quand même…et c’est effrayant.

    • March 20, 2012 at 9:42 pm

      Je suis sûr qu’il ya certaines choses qui sont positives comme l’Algérie est indépendante. Toutefois, le négatif l’emporte sur le positif, de loin, et il n’y a pas d’argument que la régression est drastique et cela depuis plus de 40 ans. Tous les indicateurs socio-économiques sont en recul de la mortalité infantile au taux d’infection de la tuberculeuse. Et j’en passe

      • March 20, 2012 at 9:45 pm

        Il est clair que si on est honnête avec nous-même, force est de constater que ça régresse sur tous les plans et aucun signe de rattrapage….One, Two, Three, Où va l’Algiri.

      • March 20, 2012 at 9:48 pm

        To the wall, my friend, with a steady and firm pace🙂

      • March 20, 2012 at 9:54 pm

        This isn’t something new, my friend. Already in the 1970s (i left in the 1970s), we were on a deleterious path. There is no vision, no direction whatsoever. Everything is done haphazardly. You add to that the institutionalization of corruption firmly rooted in the governmental spheres as well as in the fabric of the society, and you get one of the biggest socioeconomic and political crisis in the making.

  1. No trackbacks yet.

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: