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Posts Tagged ‘General Abdel Fattah al-Sisi’

Algerie: La Loi de Finances 2014, ou le régime Militairo-Policier

January 3, 2014 Leave a comment

On voit très bien les priorités de notre gouvernement

-Présidence de la République 9.422.733.000
– Services du Premier ministre 2.712.507.000
– Défense nationale 955.926.000.000
– Intérieur et Collec/locales 540.708.651.000
– Affaires étrangères 30.617.909.000
– Justice 72.365.637.000
– Finances 87.551.455.000
– Energie et mines 41.050.228.000
– Ressources en eau 38.922.265.000
– Affaires Relig/Wakfs 24.260.117.000
– Moudjahidine 241.274.980.000
– Aménagement du ter/Env 2.405.141.000
– Transports 13.148.714.000
– Education nationale 696.810.413.000
– Agriculture et dev/rural 233.232.749.000
– Travaux publics 19.405.864.000
– Solidarité nat/Famille 135.822.044.000
– Culture 25.233.155.000
– Commerce 23.801.125.000
– Enseignement sup./Re/Sci 270.742.002.000
– Relations avec le parlement 277.547.000
– Formation et Ens/Prof 49.491.196.000
– Habitat et urbanisme 19.449.647.000
– Travail, Em/Séc/Sociale 274.291.555.000
– Santé et Réformes/hospi 365.946.753.000
– Tourisme et Artisanat 3.007.737.000
– Jeunesse et sport 36.791.134.000
– Développement industriel 4.452.530.000
– Postes et TIC 3.680.186.000
– Pêche et ress/Halieutique 2.323.410.000

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Algeria: L’ autoroute Est-Ouest, ou The “Highway To Hell”

December 19, 2013 5 comments

Ne laissez pas le titre du bulletin vous induire en erreur, même s’il est tout à fait approprié. Oh, on ne va pas parler du fameux bones-shattering head-shacking, hips-swinging guitar-smashing tube de AC/DC  “Highway to Hell”, mais on va plutôt parler  de l’autoroute Est-Ouest en Algérie qui pourrait aussi bien être une autoroute pour l’enfer. C’est une autoroute d’une distance totale: 1216 km ou près de 783 miles, et en comptant les routes annexes 1720 km ou près de 1069 miles. Le coût, 12 milliards (selon TSA, El -Watan et d’autres sources).

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J’ai passé un peu de temps a lire la littérature qui traite de l’analyse du coût de construction des autoroutes, et d’après cette littérature, il devient évident que le coût de construction d’une autoroute varie considérablement en fonction de plusieurs facteurs tels que: 1) les coûts d’acquisition des biens immobiliers; 2) le terrain; 3) le degré d’urbanisation; 4) la largeur de la chaussée; 5) l’épaisseur du revêtement de base; et 6) les caractéristiques de sécurité et les précautions environnementales. Cependant, ce qui semble avoir un impact vraiment sur le coût de la construction d’une autoroute aux États-Unis sont deux facteurs. Tout d’abord, l’impact de l’acquisition de la propriété – -c’est à dire, l’achat de terrains des propriétaires privées ou des organismes de l’État ou du gouvernement fédéral. Deuxièmement et de loin le facteur le plus important dans l’évaluation du coût de construction, c’est le déplacement urbain or l’aménagement/réaménagement urbain– c’est à dire, le déplacement de quartiers entiers, la reconstruction parfois de certains quartiers, creuser sous les lignes de métro, creuser sous des sections entières d’une ville, reconfigurer les réseaux des conduites d’eau, du systèmes des eaux usées, des conduites de gaz, la construction de tunnels sous des sections d’une ville, le renforcement des fondements, la construction de plus de 4 voies, etc., Par exemple , le déplacement ou réaménagement urbain de la ville de Boston à cause du projet “The Big Dig” a été énorme et a été le principal facteur dans le coût du projet qui au final a coûté 300 millions de dollars par mile de route.

Or, selon The U.S. Federal Highway Administration (l’administration fédérale des autoroutes) les travaux de construction d’une autoroute dans une zone rurale et même de banlieue coûtent beaucoup moins chers que les travaux de construction d’autoroutes dans une zone urbaine ou dans les grandes villes, car il y a peu ou pas de réaménagement urbain et il y a généralement moins de voies par route. La plupart des autoroutes aux États-Unis coûtent un peu plus qu’ 1 million de dollars par mile de construction (Grossman, 1996 voir la citation de référence ci-dessous). Autres travaux de construction d’autoroute varient normalement entre 1 million de dollars et 5 millions de dollars par mile. Cependant dans les régions montagneuses (comme dans la Virginie de l’Ouest, le Colorado, et la région des Appalaches) les coûts peuvent être aussi élevés que 15 millions de dollars par mile (Brogan 1997 voir la citation de référence ci-dessous).

Le projet de l’autoroute Est-Ouest en Algérie a été officiellement estimé à 12 milliards de dollars. Je vais donc utiliser l’estimation la plus haute de 5 millions de dollars par mile, puis j’ajouterai le coût de plus exorbitant pour les grands centres urbains de Constantine, Annaba, Sétif, Alger, Tlemcen, et Oran.

1069 miles à 5 M $ par mile = 5,345 milliards de dollars

On ajoute 500 millions de dollars comme coût supplémentaire pour chacun des 6 centres urbains (Constantine, Annaba, Sétif, Alger, Tlemcen, et Oran) = 3 milliards de dollars.

Le coût total avec un supplément ridiculement exagérée est 8,345 milliards dollars–c’est à dire, moins que l’estimation officielle de 12 milliards de dollars. Et il faut aussi considérer que la main d’oeuvre en Algérie est moins chère que la main d’oeuvre aux États-Unis. En moyenne, le salaire horaire d’un ouvrier américain de construction d’autoroute est d’environ 30 dollars par heure. Un travailleur algérien ne toucherait jamais ce montant horaire. Donc, les frais généraux du projet en Algérie doivent être moins cher qu’aux États-Unis

Passons à des exemples concrets de la construction de routes dans des centres urbains et utilisons le projet d’expansion de l’autoroute de Los Angeles Métropolitain du comté de Ventura (Ventura County). Le réaménagement urbain était modéré, les échangeurs sont très complexes; la chaussée et l’épaisseur de base étaient de la plus haute complexité pour prévenir l’érosion du sel de mer et du vent de l’océan Pacifique et avec des normes parasismiques (c’est la California et il a des siesme là-bas), la norme sécuritaire était de standard comme partout aux USA; et les précautions environnementales étaient de qualité supérieure parce que c’est la Californie et le lobby écologiste est extrêmement puissant. Quel est le coût par mile de cette autoroute dans le comté de Ventura dans la ville de Los Angeles? Les coûts par mile d’autoroute pour les 4 projets du comté de Ventura ont été de 1,7 millions de dollars par mile, 2,1 millions $ par mile, 2,4 millions $ par mile, $ 2,9 millions par mile respectivement (Green, 1996 voir la citation de référence ci-dessous). Lorsque vous faites la moyenne du coût des 4 projets, le mile revient a un peu mois que 2,3 millions de dollars. Ce chiffre est très loin ou nulle part près des 5 millions de dollars que j’ai choisi pour le projet de l’autoroute Est-Ouest en Algérie. En fait, le coût par mile de l’autoroute Est-Ouest est de un peu plus de 15 millions de dollars ($15.325.670) ou un peu plus de 11 millions de dollars si l’on inclut les routes annexes. C’est comme si les 783 miles de l’autoroute Est-Ouest ont été construits dans une région montagneuse de l’est de l’Algérie a l’ouest.

Ventura County, California, Highway

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Question: Pourquoi le mile de l’autoroute Est-Ouest coûté si cher? Pourquoi un mile d’une autoroute Californienne a coûté près de la moitié du mile d’une autoroute Algerienne? Comment peut-on expliquer cette facture? Qui peut expliquer cette facture? Le gouvernement doit présenter au peuple Algériens l’étude de l’analyse des coûts de ce projet. Il n’est pas normal que la construction d’une autoroute en Algérie coûté plus cher qu’a Los Angeles où la valeur de l’immobilier est parmis des plus chers en Amérique. Je suis prêt à comprendre et dire que je me trompe si le gouvernement publie une étude logique de ce projet. Autre que la transparence totale sur ce gâchis gargantuesque, les Algériens ont le droit d’appeler leurs dirigeants, tous leurs dirigeants, des voyous.

Brogan, Pamela (1997) Millions in Transportation Funds at Stake for Ohio. Gannett News Service, January 31.

Green, Nick (1996) Widening of Highway 126 Enters the Final Phase. Los Angeles Times, Ventura County Edition, April 27.

Grossman, William L. (1996) History of Transportation. Colliers Encyclopedia CD-ROM, February 28.

AC/DC–Highway to Hell

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Algeria: Réinventer la Politique et la Citoyenneté en Algérie

December 1, 2013 Leave a comment

Pour être en mesure de trouver une solution ou un moyen pour sortir de cette crise que l’Algérie est en train de traverser, nous devons d’abord diagnostiquer le problème qui a empêché le peuple Algérien d’agir, d’influer et/ou de peser sur le cours politique du pays. Je pense qu’il y a une méfiance, voire une véritable défiance d’une énorme proportion du peuple envers tous les acteurs politiques, tous les partis politique, et tous les mécanismes politiques traditionnels. Personne ne croit plus en une quelconque idéologie, en un parti politique, en un acteur politique, ni dans les institutions démocratiques traditionnelles que l’on retrouve dans chaque république. En peu de mots, l’Algérien ne croit plus en l’État. Et l’État n’a rien fait pour inciter les citoyens de croire en ses institutions.

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Je pense que pour réconcilier le peuple avec la politique, nous devons et nous avons besoin de repenser la politique en Algérie. En profondeur! Nous devons réinventer une nouvelle façon, une nouvelle méthode et manière de faire de la politique. Et cette nouvelle méthode doit être complètement dissociée de tous les mécanismes de politiques traditionnels comme les partis politiques complètement discrédités, dissociés de la politique électorale, et sans aucune relation avec une quelconque idéologie. Une politique qui est née d’une société civile dynamique et qui est nourrie par elle. Cependant, le problème en Algérie est l’absence totale d’une société civile, et pour réinventer la politique et la citoyenneté en Algérie, il faut réinventer la société civile (nous reviendrons sur ce  dernier point plus tard)

Toutes les idéologies en Algérie, de la plus modérée à la plus radicale à travers tout le spectre politique, ont fait faillite. Les Islamistes, tout comme les nationalistes, les socialistes, et les libéraux n’ont plus de crédibilité auprès du peuple. Ils ne parlent qu’entre eux et pour eux-mêmes, et ne produisent plus de discours politique cohérent à destination d’un quelconque public. Ceux qui sont encore investis, d’une façon ou d’une autre, dans le processus de politique partisane sont juste les clients du régime. Et tous les partis politiques représentant ces idéologies ne représentent plus que leurs propres personnes, et non plus le peuple.

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Ce que j’observe, et ce qui nous interpelle, est que le peuple en Algérie a soif d’actions concrètes prises pour résoudre des problèmes concrets. Des actions concrètes conduisant à des résultats tangibles. Il y a donc un grand besoin de réinventer la politique en Algérie en réinventant la société civile- – une sorte de politique «réelle», ou du « réalisme politique » qui doit être apolitique dans le sens traditionnel, non-idéologique dans le sense le plus large, et au-delà du processus électoral. Et pour être en mesure d’atteindre cet objectif, le processus politique et la politique elle-même en Algérie doivent être complètement décentralisées. Ce processus de décentralisation doit aller aussi loin que le niveau de nos quartiers.

Des associations de quartiers doivent être créés organiquement pour faire face aux problèmes quotidiens et réels tels que le nettoyage des rues et des quartiers, la circulation, le parking, le recyclage des ordures, la sécurité, les écoles, les performances et les progrès scolaires, les commerces illicites, les prix abusifs, les problèmes environnementaux, la santé et les services sociaux, etc.

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Mais comment envisager ce rôle éminemment civique et social pour des associations de quartiers qui doivent donc faire face à tous ces problèmes que tous les habitants de chaque quartier en Algérie rencontrent au quotidien? Tout d’abord, s’imprégner de l’idée que ces problèmes ne sont pas d’ordre idéologique et/ou partisan. Par conséquent, toutes les idéologies et la politique partisane doivent rester en dehors de la présentation et la représentation des problèmes et des solutions. Ce sont des problèmes concrets qui ont besoin de solutions concrètes. Les associations de quartiers doivent interpeler leurs élus locaux et nationaux, maires et députés, conseillers municipaux, et leurs walis, pour attirer leur attention sur des problèmes réels, et leur proposer des solutions. Si les maires et les walis ne voient pas ou ne considèrent pas ces associations comme une menace politique, ils ne demanderont pas mieux que de travailler avec leurs électeurs et leurs administrés. En outre, même si les premières demandes n’apportent pas les résultats escomptés, ce processus doit être répété jusqu’à ce que les dirigeants de la daïra ou la ville apprennent à écouter leurs citoyens représentés par ces associations de quartiers. Ce processus est un processus d’apprentissage de la citoyenneté, une socialisation politique qui naît au niveau local. Et cette socialisation politique est l’épine dorsale d’une société civile efficace et que l’Algerie en a tant besoin.

L’étape suivante consiste à essayer de tricoter et de former un réseau (ou des réseaux) qui puisse rassembler les associations de quartiers portant ou traitant des mêmes problèmes. Ainsi, une coopération entre les associations de quartiers représentant les différentes parties et lotissements d’une ville émergeront et se formeront. Cela donnera une grande force à ces associations et à leurs doléances. Ce n’est que par ce processus qu’une société civile consciente des mécanismes efficaces de formulation de doléances et leurs représentations verra le jour et réapprendre ce que c’est de faire de la politique. Les Algériens apprendront, en marchant et progressivement, que la politique n’est pas seulement une rhétorique partisane et idéologique vide, mais un mécanisme par lequel de vraies solutions sont trouvées pour résoudre des problèmes réels.

Au fil du temps, un ou des leaders émergeront de ce processus et investiront le processus politique pour une représentation nationale. Ces dirigeants ne seront pas parachutés d’en haut, sans lien réel avec la vie des gens ordinaires. Ces leaders émergeront de nos quartiers, de nos villes, de nos wilayas. Ils porteront avec eux les problèmes réels qui confrontent le peuple quotidiennement. Bien sur, a ce moment la, ils choisiront leurs idéologies, mais cette idéologie sera modérée par le désir d’une représentation efficace qui englobe la plupart des habitants d’une circonscription. En outre, les habitants de la circonscription apprendront à fonctionner selon des mécanismes bien développés et rodés de formation et de représentation de leurs doléances. Ils apprendront à mettre la pression ou à brandir la menace électorale pour un effet bien précis.

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Une chose est sûre: nos problèmes sont très sérieux et il n’y aura pas de solution magique ou d’homme providentiel qui nous tomberait des cieux, apportant avec lui toutes les réponses et les solutions pour résoudre tous nos problèmes. Nos problèmes sont très sérieux et ils ne seront pas résolus par des pseudo-intellectuels philosophant théoriquement dans des salons de the loin du peuple et de leurs problèmes. En plus, le myth de la personne propre et honnête au-delà de l’imaginaire est juste une fable et une fantaisie pour enfants, pas une réalité. Donc, il est temps d’arrêter d’attendre le prophète Mohamed (saaws) ou ces compagnons. Ils ne reviendront pas. Et il faut aussi arrêter d’attendre que ce régime là change par magie. Il ne changera pas. En outre, il faut se résoudre à abandonner tout espoir que le système politique actuel puisse permettre de lui-même l’émergence d’une Algérie saine. Par conséquent, la réinvention de la politique en Algérie, comme je la vois, est une nécessite. Cela permettra d’apporter des solutions concrètes à des problèmes réels, et permettra l’avènement d’une société civile consciente et efficace qui est le fondement même de tout système républicain et démocratique.

Ce que je propose est difficile et Il faudra du temps pour le réaliser. Il y aura plein d’embûches, et le progrès sera très difficile à réaliser. Mais, je crois, que le résultat final en vaudra la peine.

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Algeria: L’opposition Algérienne ou “les vaut-riens que je connais vs. les vaut-riens que je ne connais pas”

December 1, 2013 Leave a comment

Pour tous ceux qui se considèrent dans l’opposition et s’opposent à notre régime (moi y compris), permettez-moi de dire la vérité crue et simple: nous avons échoué terriblement et lamentablement. L’opposition–toute l’opposition d’ici, de là-bas, de celle en Algérie, de l’étrangèr, et de toutes idéologies–a échoué terriblement et indéniablement. L’échec de l’opposition est si terrible qu’il est devenu néfaste.

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Il est temps de faire le constat, et de commencer à penser au pourquoi de cet échec. Il est temps d’évaluer la réalité de la situation et de repartir de zéro. Nous ne pouvons plus prétendre que cette façon de faire, de s’opposer au régime Algérien fonctionne. Le peuple Algérien ne vous écoute plus et pas. Le peuple ne bouge et ne bougera pas parce que cet opposition n’a aucune crédibilité auprès de la majorité du peuple (et je ne parle pas des clowns de l’opposition parlementaire). C’est cela la vérité amère. Si on n’a pas compris cela c’est qu’on a rien a faire dans l’opposition ou dans la politique et le mouvement social. Et oh, il ne faut pas blâmer le peuple pour votre échec.

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Par conséquent, un jour ce régime s’effondrera de lui-même a cause des problèmes économiques graves et endémiques de ces 50 dernières années. La question est: Est-ce que cet opposition (et opposition au pluriel) est prête? Peut-on lui (ou leur) faire confiance? Plus important que cela, peut-il leur faire confiance ce peuple? Sont-ils à la hauteur de tacler nos très sérieux problèmes? Et ma réponse est: je ne suis pas sûr. Je ne sais pas, et d’après ce que je vois, je pense que non, un gros non. Par ailleurs, je n’ai pas confiance en cet opposition autant que je n’ai pas confiance en ce gouvernement. Nous les Algériens, nous nous dirigeons vers un chaos certain, sombre et total, peu importe le prochain président et l’avenir immédiat. Et le peuple sait tout cela; il est loin d’être dupe. Et ce même peuple dit “je garde les vaut-riens que je connais que les vaut-riens que je ne connais pas”. Il n’est donc pas trop tard pour l’opposition de revoir sa copie si elle veut le respect du peuple Algérien, parce que maintenant, le peuple ne respecte pas l’opposition car il ne respecte plus rien.

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Oh, je vois déjà certains qui après avoir lu ce texte le rejettent. Certains de ceux qui pensent qu’ils sont le chef de file d’une certaine opposition qui n’existe que dans leur imagination. Mais sachez que rejeter ce que je dis ne résoudra pas le problème

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Algeria: l’Armée des Frontières

December 1, 2013 Leave a comment

Courtesy of: http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2011/11/16/22645173.html

l’armée des frontière, par Jean-François Paya

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l’armée des frontières, Algérie

SYNTHÈSE GROUPE RECHERCHE HISTORIQUE

Jean-François PAYA

L’armée des frontières, regroupée en Tunisie et au Maroc, fortement dotée d’un matériel moderne, structurée comme une armée régulière, avec sa hiérarchie d’officiers sortis des écoles militaires françaises ou égyptiennes, son  règlement intérieur, ses casernes, ses recrues, son chef tout-puissant,  Boumédiene, qui n’a jamais milité en Algérie et a passé toute la guerre à l’extérieur.

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Boussouf

Il fut nommé par Abdelhafid Boussouf chef d’état-major en 1960, non pour ses talents militaires, mais parce qu’il joua un rôle décisif dans la répression du «complot des colonels», vaste soulèvement de cadres et de soldats dirigé contre le G.P.R.A. qui refusait d’envoyer des armes à l’intérieur. Par des méthodes bureaucratiques et répressives, il sélectionna un appareil militaire qui finit par coiffer toute l’A.L.N. extérieure et garda son autonomie vis-à-vis du G.P.R.A….

Après la signature des accords d’Évian, la crise éclata ouvertement entre  l’A.L.N. des frontières et le G.P.R.A., qui chercha alors à s’appuyer sur les willayas de l’intérieur, tellement délaissées pendant la guerre. Mais les objectifs du  G.P.R.A. et ceux des willayas étaient contradictoires.

Le G.P.R.A. n’avait  d’autre ambition que de se faire valoir auprès de l’impérialisme français comme l’équipe la plus apte à faire respecter les accords d’Évian ; dans le phénomène du «willayisme» s’exprimait la volonté des combattants de ne pas se contenter d’une indépendance formelle, de bâtir leur propre pouvoir. Et le caractère social différent de l’armée des frontières s’est clairement exprimé dans la violence avec laquelle  elle a œuvré à écraser «les militants de l’intérieur»…

L’A.L.N. de Tunisie entre en Algérie et s’installe facilement en willaya I (Aurès) et en willaya VI (Sud algérois). L’A.L.N. du Maroc entre facilement en  willaya V (Oranie), très peu active. Elle exerce une répression féroce sur les cadres et  les militants de «l’Organisation politique et administrative», qualifiés de  harkis, et liquide toutes les structures du F.L.N.

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au centre, Houari Boumédiene

Mais lorsqu’elle s’avança vers Alger,  l’A.L.N., illusionnée par la décomposition du G.P.R.A., se heurta en septembre à Boghari (1.300 morts) aux militants aguerris et résolus des willayas II, III  et IV, tandis que Yacef Saadi, encerclé par les forces de la «Zone autonome  d’Alger», capitulait dans la Casbah. Boumédiene, qui n’avait jamais utilisé son matériel lourd contre les Français, osa l’employer contre les djounouds.

Mais, après Boghari, un grand nombre de cadres et de soldats quitta l’armée des  frontières, soit en se faisant démobiliser, soit en emportant les armes. Les vides furent comblés par les débris de la force locale (harkis, mercenaires…).

Les cadres algériens demeurés au service de l’armée française vinrent, d’un commun accord entre l’état-major français et celui de «l’Armée nationale populaire», combler les vides laissés par les cadres révolutionnaires.

L’A.N.P. est devenue une armée régulière, pléthorique (100 000 hommes), avec  son budget énorme, son matériel lourd fourni par la France, l’Égypte ou les pays de l’Est, sa hiérarchie et ses cadres soigneusement épurés, provenant pour  l’essentiel de l’armée française des écoles égyptiennes ou des frontières, avec  des différences de soldes marquées entre les soldats, les sous-officiers et les  officiers (le soldat gagne 20 000 AF, pouvoir d’achat élevé en Algérie compte tenu de la misère générale, le sergent, 53 500 AF, l’adjudant 107 000 AF. Il ne nous a pas été possible de connaître les soldes des officiers).

L’A.N.P. possède sa presse intérieure et sa revue mensuelle, El Djeich«À côté de l’armée, la gendarmerie, la police et la sûreté générale sont devenues des annexes de l’A.N.P. depuis que Boumédiene est ministre de la Défense nationale et vice-président du Conseil.»  (idem, pp. 52-54.). Telle est la colonne vertébrale du pouvoir en Algérie.

POINT DE VUE : L ORIGINE DU POUVOIR EN ALGÉRIE

C’est un fait admis que le  complot s’est concocté à Oujda durant les années de braise, pendant que les wilayas de l’intérieur se faisaient étrillées par l’Armée française. «Quand  le diable assiste à nos réunions, il perd lui-même son latin», aurait  confié Chérif Belkacem, l’ex-ami de Bouteflika et l’un des piliers du Clan d’Oujda.

De leur Tkanbiss est sortie une idée géniale qu’il a fallu concrétiser avec l’aide de l’inévitable Messaoud Zeghar. Le Clan d’Oujda et leur ténor Boumédiene étant d’illustres inconnus dans la Révolution, il leur fallait un historique pour rentrer en Algérie en triomphateurs. Mais, pour  contacter les historiques qui se trouvaient en France dans une prison, la mission était apparemment impossible.

passeport diplomatique marocain pour Bouteflika

Et c’est là qu’est intervenue la CIA à  travers Zeghar, selon un avis très autorisé. Le Roi Hassan II qui détestait  au plus haut point les responsables du FLN/ALN qui se trouvaient sur son  territoire et qu’il connaissait bien par leurs agissements et les libertés  qu’ils se permettaient à la limite de la provocation, en particulier  Boussouf et Boumédiene, fut contraint de délivrer un passeport diplomatique  à un émissaire de l’État-major de l’ALN, Bouteflika en l’occurrence et ce, à  l’insu du GPRA dont dépendait l’ALN et avec lequel, il risquait de provoquer  une crise diplomatique.

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Bouteflika

Et c’est grâce à ce passeport diplomatique marocain que Bouteflika put entrer dans la prison où se trouvaient les cinq historiques. Il est absolument évident que, sans l’intervention de la CIA, la mission secrète de Bouteflika, criminelle et lourde de conséquences pour  l’avenir du pays n’aurait jamais eu lieu, Hassan II n’ayant aucun intérêt à prendre position pour l’État-major de l’ALN dans son conflit avec le GPRA. Durant la Révolution, le travail fractionnel était durement réprimé et celui  de l’État-major de l’ALN était d’une extrême gravité puisqu’il ne visait ni plus, ni moins que la division du GPRA.

Malgré cela, Boumédiene en est sorti  indemne et le GPRA n’a élevé aucune protestation auprès de la monarchie marocaine au sujet de sa complicité avec l’État-major de l’ALN. Ces  questionnements appellent des éclaircissements de la part des responsables  encore en vie : qu’ils ne laissent pas les nouvelles générations sur leur  faim.

Jean-François Paya
SOURCES : Mohammed Harbi et certains ex-agents des services Algériens retraités
Synthèse GROUPE DE RECHERCHES HISTORIQUES par cercle ALG /POITOU Septembre 2011

 

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Algeria: Sur le Racisme et La Débilité Collective en Algérie

October 31, 2013 Leave a comment

Déferlement de racisme et d’ignorance à cause d’un pénalty

Un torrent de racisme s’est répandu sur les réseaux sociaux et les médias Algérien juste après le coup de sifflet final du match Burkina Faso vs Algérie. Dans ces eaux usées, ces égouts de l’humanité, des mots comme macaque, singe, africain, noir, nègre, négro, sous-développé, affamé, esclave, et ainsi de suite, décrivent l’arbitre Zambien, Janny Sikazne, qui a officié le match.

Venant de notre part, venant d’un peuple qui a été décrit comme un peuple de “bougnoules” de « nègres » et de «sous-développés » pas si longtemps que cela, c’est ironique, chauvin, immature, débile, et honteux.

Pourquoi ce discours et ce langage de haine digne des Nazis et des membres du Ku Klux Klan? Pourquoi sommes-nous si intolérants et racistes? Qui sommes-nous vraiment pour penser que nous sommes tellement meilleurs que nos frères et sœurs d’Afrique? D’où vient ce sentiment de fierté immérité? D’où vient cette intolérance, ce racisme, ce préjudice envers nos frères Africains?

Alors permettez-moi de vous dire et d’électriquement choquer votre mémoire collective de sa stupeur FLNiste et de son amnésie Bouteflikienne, si vous avez oublié,  vos/nos origines: Nous sommes Africains. Et oui, nous le sommes. Peut-être que cela vous vient comme un choc, mais nous sommes Africains d’abord et avant tout. Nous ne sommes pas mieux que les Burkinabés, les Zambiens, et les autres Africains. Nous sommes sous-développés. Nous sommes tiers-mondistes. Parmi nous, il y a ceux qui meurent de faim, et parmi nous il y a ceux qui sont noirs. Nous sommes un petit pays insignifiant sur l’échelle régionale ou mondiale qui importe 90% de ce qu’il s’empiffre, et si ce n’était pas pour un phénomène géologique ou un accident de providence, nous crèverons la dalle.

Permettez-moi encore une fois de vous rappeler que nos universités sont classées parmis les dernières sur le continent africain (notre meilleure université est classée 38éme sur le continent africain). La plupart de nos élèves du secondaire ne seront même pas en mesure d’être admis ou de s’en sortir dans les universités Sud-Africaines, Ougandaises, Kenyans, Nigérianes, Ghanéennes, Ethiopiennes, ou Malgaches, et ainsi de suite. Oui, toutes les universités que je viens de citer ont un meilleur classement que les nôtres.

Ou peut-être c’est la raison de toute cette débilité collective. C’est parce que notre université Algérienne et notre école sont devenues des écuries glorifiés, une sorte de « M’adressâtes Talibanisée », des morgues et des cimetières où la connaissance et l’éducation dans toutes ses facettes et avec toute son ampleur vont mourir pour fertiliser les chrysanthèmes la fosse humaine qu’est devenue  l’Algerie que nous sommes aussi odieux et aussi haineux.

le grand Ferhat Abbas avait raison quant il a écrit ceci en 1963, “Quant à notre jeunesse, elle sera condamnée à ne plus penser. Le régime fabriquera des robots, des opportunistes et des courtisans.”  Il avait tort sur ​​un point: les robots ne sont pas capables de racisme.
Oh je vois déjà la chorale qui chante en chœur et à l’unisson me dire que je suis moralisateur, que je pontifie de nouveau. Certains se demanderont “qui diable êtes-vous pour dire ce que vous venez de dire?” Mais je ne me soucie pas trop de cela. Je dis ce que j’ai à dire, et c’est tout, et si vous n’aimez pas trop ce que je dis, c’est que vous savez que j’ai raison.

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Egypt: Egypt’s Liberals and their Illiberal Reflexes

August 20, 2013 3 comments

The two pieces below offer serious criticism of Egypt’s liberal politicians and movements. Their lack of organization and their successive electoral defeats to the MB can only be blamed on their non-cohesiveness and division, anarchy, incoherence and self-righteousness. They forget that democratic politics is not about sit-ins and uprisings, but about organizing. Only those who can organize and mobilize their base and reach out to other voters win elections and enjoy the spoils of power. This simple lesson of politics, Egypt’s liberals were (and still are) unable to comprehend. And so when came the time to choose between a return to autocracy and authoritarian rule, and democracy, they chose autocracy and authoritarianism, which shows that their understanding of democracy is very limited and their authoritarian and illiberal tendencies are self-defeating and ominous. An in so doing, they ushered in a dark era for Egypt and a return to a police state.

I am harsh on the Egyptians liberals–and in a previous post i called them the illiberal-undemocrats–because i consider myself one. I don’t support and will never support the MB, but i admire their organizing and mobilizing powers. I also recognize that they won 5 successive elections, fair and square, and they earned the right to rule Egypt and finish their electoral terms. The spokesman for Al-Nour Party told Steven Cook– from the Council of Foreign Relations–in December 2011, “You watch, when the religious do well [in the elections] the liberals will run to the army.” And this is exactly what happened. If Egypt’s liberals want to defeat the MB, they must organize, put together a coherent platform, unit, talk to the folks of Egypt, convince them of their programs, and mobilize them to vote. Calling on the military to solve your own endemic problems might very well prove to be a very costly mistake that will ruin the liberals’ credibility, and hunt Egypt for the foreseeable future.


What’s the matter with Egypt’s liberals?

By Max Fisher, Updated: August 12, 2013

EGYPT-UNREST-POLITICSThe narrative arc of Egypt’s liberal movement, just two years ago a remarkable story of overcoming impossible odds and helping to oust President Hosni Mubarak, has since taken a turn toward tragedy of its most classical form. The hows and whys are complicated, but the movement’s setbacks, at times self-inflicted, have been tougher to ignore since the July 3 coup that removed President Mohamed Morsi. Many of them have so enthusiastically embraced military rule – and, at times, violence against Morsi’s Muslim Brotherhood supporters – that observers are wondering whether Egypt’s liberals can still really be considered liberals.

Just today, The Washington Post’s Bill Booth and Sharaf Al-Hourani report from Cairo that Egypt’s liberals are pushing for the military government to crack down on the Muslim Brotherhood’s sprawling – and child-filled – protest camp in downtown Cairo. The liberals, including the movement’s political leaders, “make these calls knowing that a crackdown by the military or police against a committed, cohesive, religiously inspired opponent could lead to bloodshed,” Booth and al-Hourani write.

To me, the movement is starting to look less driven by liberalism than by secular nationalism, hardly a force unique to Egypt but one that has a deep history here, including under Mubarak’s reign. Many have pointed to parallels with the rise of Egypt’s first nationalist military leader, Gamal Abdel Nasser, in the 1950s. Vendors in liberal-dominated protest areas of Cairo have been selling posters of the new military ruler, General Abdel Fata el-Sissi, alongside posters of Nasser and his successor Anwar Sadat (but not of Sadat’s successor, Mubarak; maybe it’s still too soon). The world has something of an ugly history with nationalist movements that celebrate autocratic military rulers and back state violence against fellow citizens, so people are naturally worried.

The Council on Foreign Relations’s Steven Cook, a passionate and long-time observer of Egypt, has written a forceful and important entreaty to the Egyptian liberal movement, charting its missed opportunities since February 2011. That initially included, he writes, “revolutionary navel-gazing that distracted the civil/secular/alleged liberal groups from doing the kind of political organizing that was necessary” as well as “an ongoing sacralization of the uprising and its many different leaders, which made it beyond the pale to offer any kind of critical analysis of those eighteen days [in early 2011] or its aftermath.”

The “civil/secular/alleged liberal” movement, as Cook calls it, doesn’t appear to be behaving much differently this time around than it did in mid-2011, after Mubarak fell. It’s not organizing politically, although this is its second opportunity to do so in just three years. But maybe most worrying, as Cook writes, is that some of the groups “have made common cause with remnants of the old regime and the military,” which he warns “undermines their claims to be democratic” and makes them “potential pawns in a game that anti-revolutionary forces are playing aimed at restoring some semblance of the old order.”

I wrote Steven to ask him what pushed him over the edge, to write his constructive but frank criticisms of Egypt’s liberals, and why it’s become so controversial within Egypt to even hint at potential criticisms of the movement, most notably by calling the July 3 ouster of Morsi a “coup.” Here’s his response, which he kindly agreed to let me publish:

The alleged liberals have been making me a bit nutty for a while. Last spring I wrote a post called “Egypt: The Art of Being Feckless” so it’s been a theme for a little while.

What pushed me over the edge was the coup, but it goes back to the immediate period after the uprising when these guys either couldn’t or wouldn’t do the political work necessary. Instead, they kept going out into the streets. Morsi was obviously no democrat. He had made a mockery of the revolutionary promise of Tahrir Square, but so did the liberals — at least the ones who supported him (how could they not know what the [Muslim Brotherhood members] were up to?!?!) because they themselves failed. The presidential election had not a single candidate that represented the revolution or liberal ideas. That is telling. Now these folks have welcomed the army back. These are very bad choices.

Indeed, you couldn’t question the revolution. Suddenly, all the people who had wanted a better Egypt were acting like Bolsheviks. Now, they say that the army’s intervention is a course correction and that it will be good for democracy. In one sense, they are correct. Morsi and the MB were working hard to institutionalize their power, which was going to make it hard to dislodge them in the future, but the alleged liberals are now back to where they were during the Mubarak period: In a choice between the authoritarianism of the regime (in this case what might shape up to be some semblance of the old order) and the Muslim Brotherhood, the liberals will choose the army. The spokesman for [Salafist political party] al Nour told me in December 2011, “You watch, when the religious do well the liberals will run to the army.” He was dead on!

Also, the calls for revenge against the MB by some liberals makes the hair stand up on the back of my neck. Don’t get me wrong, I have always been deeply suspicious of the MBs. I thought we couldn’t make a real judgement until they actually had an opportunity to govern, but based on everything I read and know about their history, I was not inclined to believe that they would be a force for democracy.

I think Amr Hamzawy and Hossam Bahgat are the only true liberals in Egypt.

The comparison of Egypt’s liberals to such ideological movements as Bolshevism is not as unusual as you might think. The New York Times’ Cairo bureau chief David Kirkpatrick, speaking on NPR a few weeks ago, compared the post-coup mood in Egypt to that of Europe in the early 20th century when it was reshaped by ultra-nationalism. “It’s how I imagine Europe in the first part of the 20th century might have felt during the rise of fascism,” he said. “It may not last. It may be just a momentary national hysteria, but at the moment there is a surreal-seeming enthusiasm for the military … even by people who just a few months ago were calling for the end of military rule.”

That doesn’t mean that el-Sissi is about to invade the Sudetenland, of course. Plenty of nationalist movements have arisen over the past century without leading to anything so dramatic, but they are rarely anything resembling liberal. But those echoes are a reminder that nationalist movements are driven from the bottom-up as well as the top-down.

Egypt, Wake Up!

by Steven A. Cook
August 12, 2013

Supporters of deposed Egyptian President Mohammed Morsi listen to a speech during a protest in Cairo (Suhaib Salem/Courtesy Reuters). Supporters of deposed Egyptian President Mohammed Morsi listen to a speech during a protest in Cairo (Suhaib Salem/Courtesy Reuters).

In recent weeks I have written a bit about how developments in Egypt are reminiscent of the 1950s.  Over the last five weeks, the historical parallels have been, at times, uncanny to the Free Officers’ crackdown on the Muslim Brotherhood beginning in October 1954.  I stand by that work, but now I am beginning to believe that in at least one respect, the summer of 2013 is a lot like the summer of 2011.  Those who have been following Egypt will remember two years ago when activists staged a the three week-long Tahrir sit-in and there were seemingly endless “Fridays of ….” including:

  • Friday of Purging the Remnants of the Mubarak Regime from Egypt
  • Friday of Renewing the Revolution and in Memory of the Martyrs
  • Second Friday of Anger
  • Friday of Retribution (aka “Ministry of Interior Purification Friday” or “Honoring the Martyrs’ Rights Friday”)
  • Friday of Determination
  • Friday of Last Warning
  • Friday of Decision
  • Friday of Unity
  • Friday for the Love of Egypt
  • Friday of Correcting the Path
  • Friday to Reclaim the Revolution

During that summer there were also the demands to bring Hosni Mubarak to trial and the attendant protests once he was in the dock as well as an ongoing sacralization of the uprising and its many different leaders, which made it beyond the pale to offer any kind of critical analysis of those eighteen days or its aftermath.

This was of course all revolutionary navel-gazing that distracted the civil/secular/alleged liberal groups from doing the kind of political organizing that was necessary when parliamentary elections rolled around in late November and early December of 2011.  These same groups do not seem to have learned much from that moment, setting themselves up to underperform once again.

It’s been a busy summer in Egypt:  military intervention, a Muslim Brotherhood sit-in (for five weeks and counting) at Rabaa al Adawiya Mosque that the government is vowing to break up, the July 26 March against violence and terrorism, actual violence and terrorism in the Sinai Peninsula, revisions to the disputed December 2012 constitution, and tumult within the Zamalek football (soccer) club along with a host of economic problems that have not gone away since the military pushed Mohammed Morsi from power.  That’s enough for a few years, but it’s all happened—with the exception of the Sinai problem, which has been ongoing—since July 3. The Egyptians with whom I have spoken recently are tired.  They have been riding the exhilarating peaks and depressing troughs of the uprising for thirty months.  In the words of one friend, “We need a break.  Just for one month.”

Put down the Twitter.  Turn off the talk shows.  Get back from the North Coast.  Put a hold on blogging.  Get to work organizing. In case anyone has not noticed, the clock is ticking.  It’s mid-August.  Before anyone blinks it will be Eid al Adha in mid-October and then the political season will begin. The military has begun a political process in which there will be elections sometime between January and April of next year

Defense Minister Abdelfattah al Sisi is not likely to accede to last minute appeals from civil/secular/alleged liberal groups for more time.  Under his predecessor, Field Marshal Hussein Tantawi, the Supreme Council of the Armed Forces delayed elections because the new political organizations—and the Obama administration—pleaded to give them more time to build, in the parlance that democracy promoters love, “capacity.”   Virtually everyone feared that the Muslim Brotherhood and the defunct National Democratic Party, apparently rising from the dead, would use their superior organizational skills to win/buy votes and thereby dominate the People’s Assembly.  The only thing the extra time did was create an environment in which the very same people who had petitioned the military for more time denounced the officers for wanting to hold onto power indefinitely, culminating in calls for the Field Marshal’s death in late November 2011.  When the elections took place, the feloul were shut out, but the Brothers and the Salafis of al Nour did very well together garnering 65 percent of the 498 seats, and the civil/secular/so-called liberal groups securing 15 percent.  Not bad, but it was clear they did not have a broad appeal.

The Muslim Brotherhood’s egregious mistake and the military’s intervention have for better or worse given the groups that did not do well during the 2011-12 parliamentary elections a new opportunity at the ballot box.  There is no evidence that they are doing anything about this new lease on life provided courtesy of the Egyptian armed forces.  It’s entirely unclear if anyone on the non-religious end of the political spectrum is doing any political work or merely relying on the fact that the Brothers so botched their time in office that they will be a non-factor in politics for some time.  Maybe.  Their supporters seem highly motivated.  Even if the Brotherhood says now that it will not legitimate the political process resulting from a coup, or the military makes good on its promise to clear the area around the Rabaa al Adawiya mosque, who knows what will happen in six or nine months.

The fact that some revolutionary groups and democracy activists, who claim to be liberal, have made common cause with remnants of the old regime and the military undermines their claims to be democratic.  It also makes them—if they are not careful—potential pawns in a game that anti-revolutionary forces are playing aimed at restoring some semblance of the old order.  This effort is likely not as organized as some media reports might suggest, but no one can deny that that there are groups embedded within the state who want nothing more than to roll back the uprising. This is all the more reason to get out on the hustings to convince Egyptians that they have something new and appealing to offer.  If they do not, Egypt’s democrats will soon discover that their allies of the moment will not look all that different from their adversaries of the past.

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